Le procès a commencé par de longues disputes avec la juge sur des questions de procédures: controles à l'entrée de la salle d'audience ordonnés exprès pour mon procès comme si c'était un prcès terroriste, critique du comportement discriminatoire de la juge par rapport à mon handicap, etc. Et quand on reproche à la juge sa partialité (récusation pour cause de suspicion légitime), la juge décide elle même à l'aide d'un formulaire ou elle fait des croix (pour par avoir trop à écrire) que tout va bien, à l'encontre du code de procédure pénale qui stipule que la récusation est à transmettre à un autre juge qui rend la décision.

Mais qui critique Madame la juge, se voit menacé de poursuites judiciaires pour outrage. Parce que dire à une juge qu'on trouve pas ca normal, qu'elle ne respecte pas le code de procédure pénal ou que les discrimations vis à vis d'une personne handicapée ne sont pas acceptables... c'est un outrage?

Ou bout de trois heures de procès ont est entré dans le vif du sujet. Je n'ai pas fait de déclaration sur les faits: c'est l'Etat qui m'accuse, à lui de prouver quand quoi a eu lieu. C'est le reproche de l'Etat, pas le mien! J'ai donc déclaré que l'important n'était pas le QUI,  qui avait fait l'action, mais le QUOI, qu'elle aie eu lieu! Le publique a applaudit.  J'ai ensuite parlé du nucléaire qui tue au quotidien et de ma rencontre avec Michel Leclerc, un ancien travailleur de l'usine d'uranium de Narbonne Malvési malade de la leucémie. Après cette rencontre j'avais en 2014 publié un dossier sur l'usine et le combat de Michel. Et j'ai terminé par:

"La sortie du nucléaire par le bas c'est aussi une affaire de cordiste!" et "Ce n'est pas ce procès et les arrestations arbitraires qui me feront aimer le nucléaire! Je suis incorrigible et n'abandonnerait pas la lutte pour un monde meilleur!"

Un témoin, le directeur de la Police de Buchholz a été ensuite entendu pendant une heure et demi. Pour l'histoire, une petite annecdote:

Le tribunal de Tostedt à rendu une décision de justice comme quoi ma garde à vue à l'issue de l'action il y a un an était illégale, il n'y avait pas de raison de m'arrêter préventivement (en Allemagne la police peux arrêter des gens préventivement si elle pense qu'ils vont commettre des délits dans un future proche, c'est pas une loi pénale, c'est une loi qui concerne la prévention des dangers et l'ordre). Que dis le policier la-dessus? Madame Lecomte sais très bien grimper, donc il faut l'arrêter après chaque action. Je ne connais pourtant pas de texte de loi "écureuille" stipulant que qui sait grimper doit être arrêté-e...

Le prochain acte de la pièce de théatre est pour le 12 september. Je suis d'avis qu'il s'agit d'une tragédie. C'est comme au théatre, il y a des costumes (robe de la juge) et l'issue es connue d'avance. La juge dans son "impartialité" a déja la peine qu'elle prononcera en tête, j'en suis certaine.

Pour protester au près du tribunal:

Numéro de fax : 0049 33120171009 ; Courriel : poststelle@agp.brandenburg.de
Numéro de dossier : 76 OWi 496 Js 36871/16 (202/16)