Hambourg: des militantEs stoppent un train d'uranium en s'enchainant aux rails.

Au petit matin, des militantEs ont stoppé un train chargé de plus de 50 containers de « yellow cake ». Des militantEs se sont enchainéEs aux rails de la gare de triage de Hambourg sud devant et derrière le train. L'entreprise C. Steinweg, responsable de l'acheminement de ces transports via son terminal portuaire est depuis quelques semaines déjà l'objet de vives critiques. Le Sénat de Hambourg a dans sa réponse à une question posée au gouvernement du Land donné de fausses informations sur des containers de « Yellow Cake » sans certificat de validité (sorte de contrôle technique). Il a prétendu que ces containers avaient recu le feu vert des autorités et quitté le port en direction de la France. Des militantEs ont cependant pu prouver que les containers n'avaient un mois plus tard toujours pas quitté le terminal.

L'uranium vient de Namibie, du Kazakhstan, et de l’Ouzbékistan. L'exploitation de l 'uranium dans ces pays se fait au prix de gros dégâts environnementaux. Pour une tonne d'uranium il faut extraire jusqu'à 100 000 tonnes de roche, il se dégage des poussières radioactives que les habitants incorporent en respirant et qui provoquent des maladies graves. L'importante quantité d'eau nécessaire pour l'extraction mène à des pénuries d'eau potable, les nappes phréatiques baissent fortement. « L'extraction de l'uranium provoquent de tels dégâts que c'est en soi déjà une raison d'être contre le nucléaire. C'est pour attirer l'attention du public sur ce problème que nous bloquons ce train au commencement de la spirale atomique » Explique Johannes le pourquoi de l'action.

Une grande partie du « Yellow Cake » a été livée dans le port de Hambourg par le bateau « Sheksna » et le bateau « Green Mountain » la semaine dernière. L'uranium a pour destination l'usine de conversion de l'uranium à Malvési (en France près de Narbonne). Le "Yellow Cake" est la matière première qui après maintes transformations sert à la production de barres de combustible pour les centrales nucléaires du monde entier.

Hanna ajoute : « Nous bloquons les transports nucléaires parce ce sont les talons d’Achille de l'industrie nucléaire. Nous exigeons l'arrêt immédiat de toutes les installations nucléaires dans le monde entier . De plus, nous nous battons pour un monde dans lequel une telle technologie qui méprise la vie humaine n'est pas possible. »

L'action fait suite à un camp antinucléaire qui s'est terminé le week end dernier en bordure du canal de Kiel où passent souvent des bateaux chargés de matières nucléaires.

Communiqué du 18 aout 2014 - Traduit par l'écureuille