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Un rassemblement très coloré a eu leu avant le procès devant le tribunal, des grimpeurs et grimpeuses ont accroché une banderole entre deux arbres pendant que d'autres personnes jonglaient ou inscrivaient des paroles au sol avec de la craie. Les actions de protestation ont été perturbées par la police, il s'en est suivi d'absurdes discussions à propos de l'interdiction décrire au sol avec de la craie et la justification de cette interdiction avec l’argument que cette action pourrait représenter un danger pour l'ordre publique.

Lors de l'audience, qui a duré environ deux heures ce mardi, les accuséEs ont donné de nombreux de détails sur l'enquête, critiquant son orientation unilatérale à charge contre les militantEs antinucléaires.

La police a recherché avec beaucoup de zèle des éléments à charge pour prouver des faits graves pouvant relever du terrorisme. Elle n'a cependant pas réussi à rassembler suffisamment de preuves. Au final, il ne reste plus que le reproche d'une dégradation de bien public et d'une enfreinte à la loi sur les manifestions. Précisons ici, que la nature de la « couleur » utilisée n'a pas été analysée, aucune analyse de ses propriétés physiques n'a été portée au dossier.

« Le délire de persécution des autorités contre les militantEs antinucléaires s'est confirmé à l'occasion du procès. D'après le dossier, la police politique a fait acte de présence lors de la présentation du livre de Cécile, « Kommen Sie da runter ! » [Descendez de là!] au café Panama la veille du procès. Cette surveillance confirme nos sentiments : le procès est purement politique, il est destiné à nous intimider, à réprimer un engagement politique indésirable selon les autorités. » estime Hanna poddig, l'une des défenseurs-euses dans le procès de Fulda.

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L'accusé Neubauer ajoute : « ce sont les lanceurs d'alertes qui par leur action attirent l'attention sur le fait que malgré une soi-disante sortie du nucléaire en Allemagne il y a tous les jours des transports nucléaires, qui se retrouvent devant le juge pour être condamnés. Et comme on a rien trouvé d'autre, on leur fait un procès pour quelques taches de couleur. »

L'audience a pour finir dû être levée, parce que la défense n'avait pas eu d'accès complet au dossier contenant environ 600 pages. A cela s'ajoute que les requêtes de la défense portant sur des éléments à décharge n'ont pas été traitées par le tribunal. La prochaine date de procès n'est pas encore connue.

Note : Les photos sont libres si on cite la source (nirgendwo.info)